Une journée sous l' Éclipse
|
totalité en haute résolution cliquer ici Le 1er contact rassure. J'ai toujours un peu d'appréhension avant l'instant magique La rencontre va-t-elle avoir lieu ? Le doute s'efface quand l'éclipse débute. J'ai ressenti la même impression en 1996 lors de l'éclipse partielle. Je commence par une photo toutes les 10 minutes. J'ai adapté pour l'événement un diviseur optique permettant un suivi direct, sans observer au travers du verre de visé de l'appareil photo. Au fur et à mesure les taches solaires disparaissent derrière la Lune. Le croissant
devient de plus en plus fin, la tension augmente .... Trop tard, l'obscurité nous a envahie. Je n'ai pas eu le temps de saisir les grains de
Bailly. Zut ! Il faut que je déclenche Je vérifie le cadrage. Le spectacle qui s'offre à moi
au travers de la lunette est encore plus beau. J'ai l'impression de regarder quelque chose
d'interdit. Je n'ai plus que quelques secondes. C'est l'affolement. Je descends toutes les vitesses, 1/500, 1/250, 1/125, 1/60, 1/30,
1/15 et puis dans le sens inverse. Je n'ai pas eu le temps de réaliser toute la séquence prévue. Par réflexe, je contrôle ma vitesse, elle est au 1/500, je déclenche. Je n'aurai pas de grains de Bailly, c'est trop rapide. L'angoisse, tout a été si vite que je ne sais même plus combien j'ai fait de prises. Les gens applaudissent, au loin un bouchon de champagne saute. Puis les spectateurs s'en vont. Ils sont venus voir la totale et se désintéressent du
phénomène dans sa totalité. Décrèchendo, les taches réapparaissent une à une.
|